
La députée écologiste de la Côte-d'Or réagit à la présentation de la carte scolaire faite, le 20 février dernier, par les services départementaux de l'Éducation nationale.
Communiqué de Catherine Hervieu du 3 avril 2025 :En Côte-d’Or, la présentation de la carte scolaire pour la rentrée prochaine soulève de vives interrogations. Le nouveau paysage éducatif, dévoilé par le Conseil départemental de l’Éducation nationale (CDEN) prévoit 47 fermetures de classes, pour 24 ouvertures, rien que pour les écoles maternelles et élémentaires. Tous les niveaux et enseignements sont concernés, à l’image de l’enseignement agricole public qui n’est pas épargné.
Aux fermetures de classes s’ajoutent des suppressions de postes comme de nombreuses heures d’enseignement. Ce sont les élèves et les enseignants qui en pâtissent. Plus largement, les conséquences se répercutent à l’ensemble du territoire : sur l’attractivité des communes, sur le dynamisme économique local.
L’élaboration de la carte scolaire doit s’inscrire dans une logique pédagogique clairement définie. Elle ne saurait reposer sur une finalité purement comptable, ce qui la réduirait à n’être qu’une variable d’ajustement budgétaire parmi d’autres.
Si on considère, que l’Éducation est une priorité majeure pour notre pays, cela doit se traduire dans les équations budgétaires. Aussi, je partage les incompréhensions légitimes de nombreux enseignants et parents d’élèves quant aux projets de fermeture impactant les établissements scolaires, qui sont déjà en forte tension. Celle-ci est due, en grande partie au manque d’AESH, d’enseignants spécialisés, d’infirmiers, de médecins et de psychologues contribuant à l’amélioration.
Dès lors, j’appelle à revoir ce projet de carte scolaire, à la hauteur de nos ambitions en matière d’Éducation. D’une part, toute économie réalisée par la carte scolaire doit être intégralement réinvestie par ailleurs, au sein même des politiques de l’Éducation nationale, dont le budget global reste intact.
D’autre part, aucune fermeture de classe ne saurait se justifier s’il n’a pas été clairement établi que le budget réalloué améliore les conditions d’apprentissage des élèves concernés. Les efforts budgétaires, à la fois pour combler le dérapage des comptes publics et pour financer des investissements, en particulier pour la Défense, ne sauraient se faire au détriment de l’Éducation.
Prendre soin et bien éduquer nos enfants et nos jeunes, c’est aussi prendre soin de notre pays et se projeter dans l’avenir le mieux possible grâce à une Éducation Nationale ambitieuse tant en termes d’objectifs que de moyens.